SII et allaitement : mon retour d’expérience

2 novembre 2019
Blog post

Mise en garde : stop à la culpabilité

Tous différentes !

Tout d’abord, je souhaite vraiment déculpabiliser toutes les mamans qui n’arriveraient pas à allaiter alors qu’elles le souhaite, ou inversement.

No stress, VRAIMENT !  Parfois c’est bébé (ou le destin) qui décide. Nous avons tous une grossesse et un accouchement différent. Nous avons tous un vécu de l’allaitement différent. Et parfois, souvent, l’allaitement ne se passe pas comme on le voudrait, que cela soit pour un 1er enfant ou non.

Mais le meilleur moyen d’aller bien, c’est de l’accepter et de passer à autre chose. C’est difficile oui c’est vrai, très difficile. Mais en tant que colopathe, vous savez bien que c’est notre second cerveau, nos intestins, qui vont se faire des nœuds si on stress, on culpabilise, on se pose trop de questions ou on angoisse. Mais un bébé avec une maman malade, cela ne lui sert pas à grand chose 😉  Donc autant se résilier et garder la forme pour profiter un maximum de bébé.

Le droit à la fatigue

Ensuite, j’aimerais également parler d’un sujet qui fait couler beaucoup d’encre en ce moment : « allaiter et naturel et ne fatigue pas ». Alors les personnes qui ont décrété cela devaient avoir une santé de fer ! Car loin de « faire peur » à celles qui hésitent à allaiter, je préfère être transparente, pour quelqu’un atteint d’une maladie chronique, allaiter peut fatiguer, bien sûr. Et beaucoup même ! A chacune donc de faire la balance risques/bénéfices et de prendre une décision éclairée sur le choix d’allaiter ou non et/ou de continuer à allaiter ou non.

Mon expérience

allaitement et colopathie fonctionellePersonnellement, en allaitant à la maternité j’ai fais une crise d’hypothermie en pleine nuit (heureusement que papa était en cododo dans la chambre car j’ai eu tellement peur que bébé tombe !). Et à la maison j’ai fait un malaise vagal, toujours en plein allaitement (heureusement j’étais confortablement bien assisse dans un fauteuil bien large et confortable). Suite à ces incidents, je prenais toujours de grandes précautions quand j’allaitais : bien assise et sinon en présence d’un proche.

L’allaitement est naturel certes, mais il n’en reste pas moins un effort à fournir pour un corps qui en fait déjà beaucoup au niveau digestif. Par expérience, prenez vos précautions ! Et surtout, mais surtout, ne culpabilisez pas si d’autres mamans (sûrement en pleine santé) vous dise « mais non c’est facile, accroche toi «  etc. Si vraiment cela ne va pas, si vous ne le sentez pas, arrêtez. Encore une fois, mieux vaut une maman présente et zen qu’une maman malade et angoissée.

Après personnellement, je dois vous le dire, même si extrêmement fatiguée avec l’allaitement, je ne n’ai jamais été en aussi bonne santé ! Oui c’est paradoxal, et pourtant ! Les hormones m’ont plus que protégées : plus d’acné, aucune douleurs intestinales, pas de douleurs dans les muscles etc. Bref, un vrai petit paradis ! Au retour de couche, par contre, les symptômes sont revenus en puissance 10 🙁 Heureusement, mon homéopathe m’avait prescris quelques compléments.

J’étais personnellement sur un petit nuage pendant 3 mois. Excepté pour la mémoire, sûrement du au manque de sommeil.

En résumé, j’ai donc allaité pendant 3 mois. Ce fut court, intense, éreintant mais tellement passionnant : bébé collé/serré contre moi la nuit j’ai adoré, vraiment ! Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas. J’ai arrêté d’allaiter à la reprise du travail, mais si j’avais pu, j’aurais allaiter plus longtemps.

Trucs et astuces

S’installer une application ou noter sur un carnet permet de plus facilement s’y retrouver dans les tétées sans stress !

Sinon, quelques astuces concrètes pour un allaitement au top malgré la colopathie fonctionnelle :

  • Avec l’allaitement, il est possible que vous ayez toujours trèèèès faim (c’était mon cas^^). Dans ce cas, malgré les envies, préférez faire plusieurs petits repas qu’un seul car la digestion lente risque d’être douloureuse. Au final, un peu comme au 1er trimestre de grossesse pour gérer les nausées.
  • Pour d’autres mamans, c’est une grande soif qui se fait sentir au moment de l’allaitement. Dans ce cas attention, buvez mais décalez votre repas. Mangez avec le système digestif plein d’eau risque de vous causer ballonnements et douleurs. Mais dans tous les cas, hydratez vous bien c’est primordial.
  • Le meilleur conseil qui m’a été offert par une « mum of two » elle même … autorisez-vous un biberon à babychou de temps en temps si cela peut vous permettre d’aller mieux. Je sais que le sujet est très polémique et fait peur à beaucoup de maman allaitante (peur qu’après bébé cofonde sein et tétine, qu’il ne veuille plus le sein etc). Mais vraiment, si vous n’êtes pas bien et exténué, essayer de donner le sein n’est pas une bonne solution. Après quelques heures de sommeil réparateur, le monde s’illumine toujours ah ah.
  • Si vous aussi vous avez une mémoire qui vous joue des tours, sachez qu’un bon nombre d’applications existent pour pouvoir noter un certains nombre de renseignement lors de l’allaitement. Personnellement j’utilisais un petit carnet et un crayon à papier, et j’ai bien fait ! La plus part du temps je ne me rappeler plus le sein donné et à quelle heure exactement 🙁

Les aliments low fodmap à privilégier lors de l’allaitement

Si aucun aliments n’est réellement à proscrire pendant l’allaitement, il faut conserver un régime limité en fodmap pour éviter toutes inflammation. Vous pouvez donc privilégier :

  • Le riz (de préférence brun/complet) et les pommes de terre riches en amidon car sources d’énergie.
  • Les fruits et légumes limités en fodmap (baies rouges, haricots verts…).
  • Les protéines « maigres » comme le poulet et les œufs mais aussi le poisson (sauf poisson gras).

Pensez également aux compléments alimentaires : on le sait, les personnes atteintes de syndrome de l’intestin irritable ont beaucoup de carences diverses (puisque nous assimilons mal les aliments). Je vous invite donc à être suivi par votre généraliste (vitamines B en autre qui est essentielle pour la lactation).

A chaque enfant qui naît, le monde recommence. Gilbert Bécaud

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