SII et second trimestre de grossesse

6 juillet 2018
Blog post

Vous êtes nombreux à me demander quelles adaptations alimentaires j’ai pu faire pour mon second trimestre de grossesse et comment j’ai vécu ce dernier de façon général avec mon SII… Et bien je dois bien le dire cela n’a pas été de tout repos mais pas si terrible que cela non plus. Je pense que j’ai tout simplement fais les choses naturellement, telle que je le ressens, sans vraiment trop y penser. Quelques explications si dessous… En tous cas, j’avais moi aussi très envie de vous parler de tout cela, car c’est une expérience qui m’a grandi et rendue plus forte, je pense. La grossesse est vraiment un état particulier pendant lequel tout bouge continuellement, et parfois pas comme l’on si attends.   

Adaptations alimentaires

De façon générale…

Il faut bien le dire, entre le régime pour ma colopathie fonctionnelle et celui d’état de femme enceinte, je n’avais pas énormément de choix dans la préparation de mes plats. En effet, si on élimine le gluten, les viandes et poissons crus et beaucoup de produits industriels, il ne reste pas grand chose. Situation d’autant plus difficile à vivre que c’est l’été, et donc forcément l’envie de manger « frais ». Ouf, heureusement je suis immunisée contre la toxoplasmose, j’ai donc pu profiter de salades composées en faisant tout de même très attention aux Fodmaps. Personnellement,  j’ai beaucoup profité des salades de Quinoa et de pommes de terre, naturellement sans gluten.

Les produits laitiers, le retour !

La grande nouveauté a été la ré-introduction du lactose dans mon alimentation. A ma grande surprise, depuis le 1er trimestre déjà mon corps (ou bébé ???) me réclamait du lactose. Mais ne souhaitant pas cette ré-introduction trop brusque (mouais je me méfie toujours du retour de bâton ^^) j’ai favorisé les produits fromagers à faible teneur en lactose plutôt que le lait de vache. Ainsi, j’ai choisi des fromages à pâte dure « vieillis » de plusieurs mois d’affinage (comté et gruyère en particulier). Idem pour les yaourts ( le développement des bactéries réduit la teneur en lactose).  Et bien sûr, j’ai toujours choisis ces produits bios. Du coup, de l’autre coté, j’ai tout de même continuer les laits végétaux. Et je n’espère qu’une chose, c’est que cette tolérance au lactose de mon corps perdure après la grossesse 🙂 A noter que j’ai continué à prendre les mêmes petits déjeuners qu’avant grosesse.

Les poissons : attention

Etant très sensibles aux effets des métaux lourds (comme beaucoup de personnes atteintes d’une maladie auto-immune), sur la recommandation de ma généraliste, de ma sage femme et de l’échographe (ouais rien que ça !) j’ai donc limité ma consommation de poissons. En effet, ces derniers contiendraient des quantités importantes de mercure néfastes pour le développement du fœtus. Je dis bien « limiter » car j’en suis quand même une grande consommatrice habituellement. Et bien que je choisie mes poissons sauvages et bio, je me suis restreins à un pavé de saumon et une boite de thon tous les 15 jours. Et du coup, j’ai compensé avec la consommation d’œufs sous toutes ces formes : en omelette, durs (pratique l’été en salade) et même à la coque (mais toujours avec des oeufs bio !!!).

Et la viande ?

Moi qui ne suis pas « viandarde » habituellement, lors de ce second trimestre il faut bien le dire j’ai été obligé de me mettre à la viande rouge. Tout d’abord car j’avais une petite anémie (ce qui arrive souvent à ce stade de la grossesse) et ensuite car clairement je sentais que l’énergie emmagasiné entre une cuisse de poulet (ou deux œufs) et une entrecôte n’était pas la même chose ! Enceinte dès qu’on se fatigue, on sens bébé puiser directement dans nos réserves. Alors j’imagine qu’avec une préparation alimentaire particulière en amont on peut palier à ces manques mais personnellement je ne l’ai pas vu venir ! Du coup, contrairement à mes habitudes j’ai consommé deux fois par semaine de la viande rouge. Là aussi toujours bio et bien cuit.Je ne sais pas si cette nouvelle habitude va perdurer après la grossesse… je ne préfère pas trop y penser. Je pense que c’est une décision très personnelle que je prendrais à l’instinct.

Les compléments alimentaires

Evidemment, même si l’alimentation est mon fer de lance, cela n’a pas été mon seul élément salvateur. Afin de bien assimiler tous les éléments essentiels pour bébé (foutu corps qui garde ce qu’il veut quand il veut) j’ai pris quelques « compléments alimentaire », tous naturels et prescrits par ma généraliste (aucune auto médication).

Probiotiques

Tout d’abord, j’ai continué la prise de probiotiques pour mon SII mais aussi pour ma candidose. Je ne vous en parle pas plus car cela est très personnel à chaque cas selon votre flore intestinale.  En tous cas, je recommande fortement la prise de ce type de probiotique en cas de SII. Personnellement, même si la rémission est longue, cela a clairement changé mon quotidien (transit « normal », douleurs abdo en moins etc).

L’iode

J’ai également continué ma prise quotidienne d’iode, pour ma thyroïde, mais pas que. Bien que commencée avant la grossesse, cela était d’autant plus important pendant car les carences éventuelles en iode pour bébé peuvent lui être très néfastes (or peu de gynécos y font attention !). L’iode est indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, elles-mêmes responsables du bon développement cérébral du bébé.  Et même si on en trouve naturellement dans certains aliments comme les algues, il faut bien souvent supplémenter pour atteindre une dose correcte.

Huile de Périlla

sii et grossesseD’une part, l’huile de Périlla contribue naturellement à stimuler l’activité intellectuelle et à renforcer la mémoire en participant à l’équilibre du système nerveux. Je pense que toutes les femmes enceinte savent à quel point il y a des moments ou on est proche du « cerveau de poisson rouge ». Oublier un rendez-vous ou mettre les torchons dans le frigo par erreur… bref pendant un temps on est plus vraiment nous même malgré toute notre attention. Personnellement, j’utilisais même des mots à la place d’un autre sans même m’en rendre compte et les gens se disaient « mais qu’est ce qu’elle raconte celle là ! ».  Il faut le dire, l’huile de Périlla aide beaucoup pour cela. On est plus attentif. D’autre part, l’huile de Périlla est un formidable anti-inflammatoire naturel et il participe à la bonne circulation. Les capsules choisies sont de la marque La Royale, dont les gélules ne contiennent pas de gluten.

Le suivi médical : très important !

Bien sûr, durant toute cette période j’ai été suivi par ma super généraliste et ma sage-femme. J’insiste sur le suivi car je pense qu’en cette période il est très important de communiquer avec le corps médical. Et par ailleurs, je le rappelle, je n’ai fais aucune auto-médication. Certes, la sécurité sociale rembourse les quelques rdv obligatoires mais n’hésitez pas, quitte à payer, à demander plus de rdv si cela est important pour vous. En effet, là ou certaines personnes se contentent d’un spasfon, les colopathes ont souvent besoin d’essayer plusieurs traitements et de l’ajuster en cours de route.

La personne qui vous suit au quotidien

Généraliste, naturopathe ou autre … la personne qui vous suit au quotidien est la mieux placée pour vous écouter régulièrement tout au long de votre grossesse et vous proposer des solutions en cas de besoin. Comme je le disais en début d’article, la grossesse est un état qui bouge sans cesse et ce qui peut être digéré un mois peut être mal digéré quinze jours plus tard (qu’il s’agisse de médicaments ou d’aliments). Anticipez donc vos prises de rdv avec les professionnels qui vous suivent et n’attendez pas « l’urgence ».

Sage-femme et gynécos

A ma grande surprise, les sages-femme sont beaucoup plus ouvertes d’esprits sur les méthodes de guérison et de suivi « naturels » que leurs confrères spécialistes (gastro-entérologue, rhumatologues etc). Ainsi, elles peuvent vous prescrire très rapidement de l’homéopathie pour les nausées, les remontées acides, la préparation à l’accouchement, le stress etc.  Parlez-en avec elle le panel de solutions est large !

En résumé

Je dois bien l’avouer, je suis agréablement surprise par mon corps qui gère finalement cet état de grossesse avec beaucoup plus de naturel et de facilité que je ne l’aurais pensé initialement. Bien que je fasse toujours attention à mon régime et particulièrement au gluten et aux fodmaps, j’ai pu ré-introduire à ma grande surprise quelques aliments tel que le fromage. Et malgré cela, 90% de mes symptômes habituels ont disparus : acné, rhumatismes, pertes de mémoire etc. Comme me l’a précisé ma généraliste, la grossesse est bien un état très particulier dont les chercheurs tentent par ailleurs de percer le mystère de ce « miracle de la vie ». Comme si le corps, même malade se mettait dans un état second pour donner la vie. Je le constate chaque jour depuis le début de ma grossesse et j’en ressort bien sûr pleine de gratitude. Pour rendre à ce corps au centuple ce cadeau qu’il apporte à ma fille, je me relaxe le plus possible, tente la méditation et tends vers le zen (mais cela fera sûrement l’objet d’un autre article de blog). A bon entendeur, avec la grossesse, tout serait possible même avec un SII… à suivre !

 

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