SII : les 5 erreurs courantes qui ne pardonnent pas #1

1 avril 2018
Blog post

1- Cuire à la poêle

« Le monde ne s’est pas fait en 1 jour ». Cet adage conviendrait parfaitement pour conseiller une personne atteinte d’une colopathie fonctionnelle qui devrait maîtriser les modes de cuisson pour son régime alimentaire. En effet, même si cela ne semble pas évidemment de premier abord, la cuisson des aliments est pourtant primordiale.

Un patient atteint de SII est fortement susceptible de mal assimiler les bons nutriments des aliments en raison d’un intestin poreux par exemple. Ainsi mieux vaut mettre toutes les chances de votre coté en adaptant la cuisson de vos aliments dans l’objectif qu’ils soient le plus digestes possible et d’assimiler un max de bonnes choses.

Préférez alors une cuisson vapeur par exemple. Surtout pour les légumes (courgettes, carottes etc).  Et pour les pâtisseries au four, préférez une cuisson plus longue mais pas trop forte (pas plus de 160° à chaleur tournante).

A contrario, éviter et limiter les cuissons à la poêle, surtout les fritures à hautes températures. Préférez par exemple réalisez vos frites au four. Et surtout, fuyez les barbecues.

2- Poivrer votre plat

Le poivre, ce petit condiment auquel on est tellement habitué ! Il est souvent à porter de main en cuisine et sur la table à manger et on l’utilise pour agrémenter 99% de nos plats.

Seulement voilà, il s’agit d’un véritable poison. Tout d’abord le poivre est un irritant. En tant que tel, il est donc à éviter si vous ne souhaitez pas avoir de douleurs abdominales. Quelqu’un en bonne santé ne tirera que des bénéfices à manger du poivre, surtout s’il est de qualité. Mais un intestin irrité le supportera très mal.

Ensuite, parce que 99% des marques de poivres vendues dans le commerce contiennent du gluten, qui est à proscrire complémentement quand on souffre d’une colopathie fonctionnelle.

Ainsi, je vous invite à remplacer le poivre par de la noix de muscade. Et choisissez de préférence une marque bio et garantie sans gluten.

3- Acheter votre sel en grande surface

Et oui malheureusement, le poivre seul n’est pas concerné lors d’un régime pour un intestin irrité. Il faut également prendre toutes ses précautions lorsqu’on achète le précieux trésors de nos salières de tables. Car les sels raffinés sont très pauvres en minéraux. Or comme votre corps malade a déjà tendance à mal assimiler, mieux vaut maximiser sur des aliments de qualité. Le sel en fait parti.

Tout d’abord, halte aux idées reçues, le sel n’est pas mauvais pour la santé s’il est naturel. Et oui, malheureusement, bien souvent et même quand il est de grande marque le sel est raffiné. Bien choisi, le sel vous apportera de nombreux minéraux essentiels. Mal choisi, il vous apportera nausées et autres réactions secondaires.

Je vous recommande plus particulièrement le sel marin dit « gris ». D’abord car c’est souvent financièrement le plus abordable. Ensuite, parce qu’il est riche en potassium et en chlorure de magnésium. En effet, ce dernier est un puissant anti-stress et nous savons comme la zen attitude est importante lorsqu’on est atteint d’un SII.  Si vous souhaitez en acheter, vérifiez bien qu’il soit indiqué « non raffiné ».

Je vous recommande également les sels de Guérande ou de Noirmoutier par exemple. En France, nous avons la chance d’avoir pas mal de sels locaux non raffinés. Profiter de vacances au bord de la mer pour faire le plein !

Achetez votre sel en sachet puis transvasez le dans un pot en verre avec quelques grains de riz (pour éviter l’humidité).

Si vous souhaitez aller plus loin et tenter de nouvelles saveurs culinaires, vous pouvez également tester le sel noir d’Hawaï ou le sel rose de l’Himalaya.

Faites bien attention à la qualité du sel que vous consommez et plus particulièrement si vous déjeuner au restaurant. Dans le doute, mieux vaut s’en passer. Bien sûr, le sel est à consommer dans des quantités raisonnables que cela soit en cuisine ou à table.

4- Manger varié

Manger varié c’est manger de tout et manger de tout c’est forcément ingérer des Fodmaps. Les Fodmap, késaco ? Les fodmap, pour faire bref, sont des glucides fermentescibles à chaîne courte que l’on retrouve essentiellement dans les aliments d’origine végétale. Une personne atteinte d’une colopathie fonctionnelle va malheureusement très mal les digérer à cause de leur caractéristique « fermentescibles ». En résumé, on ingère l’aliment, puis cela fermente dans les intestins et rend très compliqué la tâche de digestion et entraine donc une réaction en chaîne de symptômes secondaires : très grosse fatigue après manger, ballonnements, nausées etc.

Pour éviter cela, l’idéal est de ne pas consommer les aliments riches en fodmap. En autre, on recense le blé ( que vous devriez déjà avoir éliminer de votre alimentation à cause du gluten), les friandises à base de sucre artificiels ( ben oui c’est dur mais vous pouvez faire vos gourmandises vous même), les champignons de toutes variétés, certains légumes comme les choux, les asperges et l’oignon, les fromages à pâtes molle et certains fruits comme les pruneaux et la mangue.

Sur le sujet, je vous recommande de vous faire accompagner par un spécialiste (nutrithérapeuthe ou autre). En effet, moi-même après plusieurs années d’expérience j’en découvre encore tous les jours (betterave, nectarine etc).

Pour éviter les fodmap, je vous invite également à laisser tremper certains aliments, comme la salade afin que certains fodmap « tombent » dans l’eau. De plus, là encore la cuisson vapeur est idéale puisque qu’une partie des fodmap contenus dans les aliments retomberont dans l’eau.

5- Ne pas acheter bio

Sans tomber dans une quelconque polémique, toutes les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable ayant fait l’expérience vous le diront, certains aliments bio sont beaucoup plus digestes que ceux traditionnels dits « non bio ». Malheureusement, aujourd’hui encore il n’y a pas encore d’étude scientifique sur le sujet. C’est bien dommage car il y a là un vrai sujet d’étude.

Pour ma part, je sais que je suis obligé d’acheter ma viande bio. Tout comme mes farines et mon sucre. Le cas échéant j’ai à très courts termes de graves problèmes digestifs avec des répercussions sur le long termes.

Sur ce sujet, je laisse chacun faire ses propres expériences et se faire son propre avis. Je vous recommanderais juste de vivement essayer de passer au produits bio si ce n’est pas déjà fait. Personnellement, cela à radicalement changé mon quotidien et avec le confort retrouvé je ne retournerais plus en arrière pour rien au monde.

Découvrez également mes 3 lieux privilégiés pour faire des courses bio et efficaces

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