Ma lutte contre la candidose

8 mars 2020
Blog post

Préambule : j’ai écrit cet article afin de livrer MON retour d’expérience sur un parcours qui a été pour moi long et douloureux. J’espère ainsi aider d’autres personnes. Mais je rappelle que je suis en aucun cas docteur ou autre et que donc je ne peux ni poser un diagnostic ni prescrire quoi que ce soit. En cas de doute, entourez vous de (bons) médecins.

De plus, je traite davantage ici de la candidose gastro intestinale, puisque c’est le mal dont je souffre. Mais je n’ai aucune autre sorte de mycose (bien que les symptômes qui en découlent sont en partie les mêmes). 

Merci de votre compréhension.

Qu’est ce que la candidose ?

Définition pour bien comprendre

Lorsque vous recherchez la définition de la candidose, vous lirez le plus souvent qu’il s’agit d’un type de mycose qui peut affecter la peau, les ongles et les muqueuses. Et que ces maladies infectieuses, sont provoquées par des levures du genre « Candida » (principalement C. albicans). C’est ainsi que la documentation existante relate souvent des de cas mycoses vaginales, de mycoses aux pieds etc. Pourtant, la candidose, qui peut être chronique, c’est bien plus que cela !

Tout d’abord, il faut bien comprendre que des levures types « candida albicans », tout être vivant en a (dans son microbiote). Ces dernières sont inoffensives et participent à la vie de notre flore intestinale en autre. Cela devient problématique quand ces derniers sont en surnombre et en trop grande prolifération car le candida albican change alors d’état pour devenir un (vilain) champignon. Et ce sont ces derniers qui passent malheureusement le système immunitaire en libérant des toxines.

Et une mycose vaginale ou autre, n’est que la partie « émergée de l’iceberg ». Car une candidose non traitée, surtout quand elle est chronique peut entraîner des pathologies bien plus subtiles et surtout plus graves :

  • Candidose buccale,
  • Candidose oesophagienne,
  • Candidose gastro intestinale [pouvant également infecter l’appareil reproducteur]. Ce dont je souffre, je suis donc plus à même de vous en parler.

Les symptômes de la candidose

Les toxines libérées par le champignon se manifestent de façon différentes en fonction des patients. Ces différents états peuvent se cumuler :

  • Fatigue chronique inexplicable.
  • Problème de sommeil, d’endormissement, insomnies.
  • Problèmes de mémoire, nervosité.
  • Troubles digestifs chroniques jusqu’à déclenchement d’intolérance à certains aliments.
  • Troubles sensoriels avec parfois une hyper sensibilité à certains cosmétiques/ produits d’entretien (réaction cutanées et acné etc).
  • Possible prise de poids (attention, parfois en cas de candidose ET de parasites c’est une perte de poids qui peut apparaître. Mais c’est un autre sujet).

Une pathologie souvent délaissée

Or, peu de spécialistes s’attellent au problème de fond (la candidose à traiter) pour ne traiter que la partie émergée de cet iceberg. Par exemple, le gynécologue vous prescrira un traitement pour une mycose vaginale. Mais cette mycose reviendra régulièrement puisque la pathologie en elle-même n’a pas été diagnostiquée et soignée.  Votre généraliste vous prescrira des anxiolytiques ou des calmants pour mieux dormir.  Mais une fois l’arrêt du traitement, les insomnies reviendront. Le dermatologue vous prescrira des crèmes pour calmer eczéma et psoriasis.

Mais ces différentes pathologies, qui ne sont en réalité que des symptômes de la candidose, reviendront encore et encore tant que le fond ne sera pas traité.

Bien sûr, la candidose se fait plus ou moins sentir en fonction de l’état du patient. Plus il est faible, fatigué, malade voir immunodéficient plus la candidose « fera son nid ».

Le diagnostic et ma documentation

Comme vous le savez, je suis atteinte de colopathie fonctionnelle. J’ai donc déjà différents symptômes gastro intestinaux (douleurs chroniques, fatigues etc). C’est pourquoi le diagnostic de ma candidose a été retardé.

J’ai (trop) longtemps attribué, à tord, l’ensemble de mes « nouveaux » symptômes au syndrome de l’intestin irritable.

A noter que le temps joue contre le patient et en faveur du vilain champignon qui continu de croître…

Pourquoi et quand j’ai consulté ?

Ce qui m’a mis la puce à l’oreille c’est que j’avais depuis plus d’un an des symptômes qui ne collaient pas/plus vraiment voir plus du tout avec la colopathie fonctionnelle :

  • Sudation excessive, surtout la nuit, et nauséabonde.
  • Problème de sommeil (je suis déjà pas une grosse dormeuse mais là je dormais que 4H par nuit !).
  • Essoufflements au moindre effort (prendre ma douche me donnais l’impression d’avoir couru un marathon !)
  • Acné sévère,  sur le menton en autre. Mais aussi régulièrement plaques et irritations sur le ventre, les cuisses etc. Dermatites.
  • De nouvelles intolérances fortes : aux cosmétiques que j’utilisais pourtant depuis longtemps (le dentifrice vendu en grande surface par exemple mais aussi le mascara), à certains produits d’entretien (produits vaisselle) ainsi que des aliments (pommes de terre, marrons, œufs etc).
  • Le brouillard mental mais aussi des pertes de mémoire. J’oubliais des mots, des événements, des noms. J’avais l’impression de vivre dans « le brouillard ». Je n’étais pas connecté au monde « réel ». Cela peut également s’exprimer sous forme de dépression plus ou moins sévère mais ce ne fut pas mon cas.
  • Et toujours des douleurs intestinales, mais inhabituelles. Je n’avais pas de douleurs à l’estomac ou au colon. C’était plutôt des sortes de brûlures et de picotements au niveau du foie notamment, surtout au couché.

Chaque fois que je parlais de mes symptômes « physiques » dits symptômes « cliniques » par le corps médical (douleurs, sueurs etc) à un gastro-entérologue, un généraliste ou autre la réponse était toujours la même : c’est votre colopathie qui évolue. Tout de même, après 7 ans de régime ou au contraire j’avais bien stabilisé mon état, je trouvais cela très étrange. Et cette question qui m’énervait au plus au point « vous êtes peut-être plus stressée que d’habitude en ce moment non ? ». Et à laquelle j’avais bien sûr envie de répondre en hurlant (si seulement j’en avais la force) « évidemment que je suis stressée je suis malade, je souffre et rien ne vient m’apaiser! ». 

J’ai malheureusement eu l’impression de retourner 9 ans en arrière, avant le diagnostique de ma colopathie fonctionnelle : il avait fallu 2 ans et 4 gastro-entérologues pour poser le bon diagnostique 🙁

Mon salut ? Mon homéopathe !

Jusqu’au jour (nous sommes fin 2017) ou en allant consulté mon homéopathe, je lui parle de tous ces symptômes « physiques ». Et parce qu’elle est également psychothérapeute et que je pense qu’elle a ressenti ma détresse, elle me demande s’il n’y a alors pas d’autres choses qui m’embêtent, qui ont changé, qui me déplaisent. C’est là que j’ai compris que je n’avais en réalité jamais réellement pris conscience de cette fatigue pesante et chronique, de ce brouillard total dans lequel je vivais et des nouvelles intolérances qui avaient fait leurs apparition. Et je lui livre donc mon ressenti sur tout cela. Sur ma vie du moment.

Elle me pose alors une série de questions (j’apprendrais après qu’il s’agit d’un questionnaire clinique), qui peuvent aider au diagnostique de la candidose :

  • Est ce que j’ai déjà eu des mycoses ? => Non … mais ce n’est pas révélateur. Car j’ai pu en attraper sans en avoir connaissance.
  • Est ce que j’ai déjà eu des infections urinaires ? => Non.
  • Est-ce que j’ai déjà eu des troubles du sommeil => Oui
  • Est ce que j’ai déjà eu des troubles alimentaires => Toute ma vie oui, puisque je suis colopathe 🙁
  • Est-ce que j’ai pris pendant longtemps des antibiotiques ou autre médicaments ? => Oui, beaucoup de paracétamol and co lorsque j’ai eu mon traitement orthodontique (pour lutter contre la douleur).
  • Est ce que j’ai pris sur une longue période une pilule contraceptive => oui.

Suite à cet échange, sans rien me dire de plus, elle me demande de pratiquer deux tests…

1/ Le premier à la maison, que vous pouvez vous aussi réaliser : ( à pratiquer à jeun trois heures après un repas ou une prise de médicament). Rincez-vous la bouche puis laissez couler un peu de salive à la surface d’un verre d’eau distillée. Si la salive s’étale et forme de petites bulles, tout va bien ; si de grosses bulles apparaissent et que l’eau se trouble, c’est signe d’un déséquilibre de votre flore intestinale (dysbiose). C’est souvent le cas pour les colopathes, mais c’est un autre sujet. Si des filaments visqueux tombent au fond du verre, cela évoque la présence de candida. 

2/ Le second, en rendez-vous à son cabinet. A noter que ce test est très peu pratiqué en France car décrié par beaucoup. D’ailleurs très peu de médecins sont formés en France. Vu l’état ou j’étais, vous imaginez bien que j’ai accepté de suite : le test respiratoire à l’hydrogène. Pour faire simple, vous soufflez plusieurs fois dans un petit tube (plus gros qu’un ethylotest). Le médecin prend plusieurs mesures. Le résultat indique une fourchette de terrain favorable ou non au candida albican. Personnellement, je peux dire que j’avais explosé le tableau 🙁

Note : je ne sais pas s’il est utile que je vous précise que les consultations chez mon homéopathe ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale (en fait si, 1€ remboursé pour une consultation à 80€ !) et ce test n’est pas pris en charge par la sécu non plus. 

Bien que pas fiable à 100%,  je recommande les deux premiers tests, ils ne « coûtent pas grand chose » et permettent au moins de savoir si la piste du candida albican est la bonne.

A noter qu’il existe également un test fiable (mais toujours non remboursé par la Sécurité Sociale) d’anticorps Ig G anti-candida. Je le précise ; un simple bilan sanguin ou une prise de sang classique ne peut pas révéler une candidose. Il faut rechercher des marqueurs bien spécifiques !

Les résultats flagrants aux deux tests cités ci-dessus m’ont incité à ne pas réaliser ce dernier test sanguin.

En cas de doute sur un diagnostic, un examen des selles peut également être proposé.

Le temps de la guérison

Le diagnostic étant posé, il me fallait maintenant agir pour guérir, et vite !

Attention : guérir d’une candidose est très complexe et le(s) régime(s) à adopter différeront d’une personne à une autre, vraiment !

Il s’agit à la fois d’un traitement en surface [pour traiter les mycoses, vaginites etc] et à la fois d’un traitement de fond afin de changer [définitivement] les mauvaises habitudes et retrouver un équilibre pour notre flore intestinale.

Pour ma part n’ayant pas de mycose ou d’infection urinaires etc, j’ai commencé de suite un traitement de fond.

Les probiotiques : la base !

Tout d’abord, mon homéopathe m’a prescrit des probiotiques afin de rétablir mon microbiote. Je ne sais plus exactement lesquels et en quelle quantité, mais de toute façon cette information vous serez inutile puisque le traitement est à personnaliser en fonction du patient.  Je les ai pris pendant de très longs mois. Je dirais  4 à 6 mois environ. Bien sûr, tous les deux mois, j’avais rdv avec mon homéopathe pour le faire le point.

Et hop un nouveau régime (encore) pas facile du tout

A coté de cela, j’ai pratiqué un régime alimentaire stricte.

Tout d’abord, bonne nouvelle, le régime limité en FODMAP est très bien pour lutter contre une candidose car il évite les aliments irritants pour les muqueuses : gluten, polyols etc. Donc j’ai pu continuer mon régime commencé depuis plusieurs années pour mes intestins (SII).

Mais j’ai tout de même du l’adapter… La grosse nouveauté a était de bannir le sucre de mon alimentation. Tous les sucres ! Il faut savoir que le candida albican (levure) se nourrit de sucre. Donc plus vous en manger, mieux il se propage ! Bien qu’il s’agisse d’un exercice très difficile, cette diète m’a été très salvatrice. Je tiens à préciser que j’ai supprimé « tous » les sucres car mon état le nécessitait. Mais selon votre état, certains sucres peuvent être tolérés. Cela est à voir avec un spécialiste. Personnellement, j’avais même supprimé les fruits (puisque sucré naturellement) pendant 1 bon mois. 

De façon générale les sucres sont mal digérés par les colopathes, donc finalement cette diète (de 4 mois tout de même) m’a fait un bien fou aux intestins ! Vraiment ! Je n’ai jamais aussi bien digéré qu’en cette période.

Par contre, la vilaine candidose, elle, n’a pas aimé cette diète ! Se nourrissant de la flore instable, le rééquilibrage alimentaire amplifie quelques temps les symptômes. J’ai donc eu une éruption sévère d’acné, de douleurs intestinales, des coups de barre à répétition pendant 1 bon mois. Jusqu’à m’empêcher de travailler.

Puis passé cette période difficile, cela a été tout le contraire. J’ai commencé à retrouver petit à petit le sommeil et j’ai fait de meilleures nuits. Je n’étais plus dans ce « brouillard » constant. De façon générale j’étais beaucoup plus positive et joyeuse. Je n’avais plus de douleurs abdominales. C’était vraiment un renouveau pour moi. Pour vous dire à quel point mon corps s’était régénéré, je suis tombé enceinte, à la grande surprise de tout le monde, surtout du corps médical !

Comme pour le régime limité en fodmap que je suis pour mon SII, ce nouveau régime « sans sucre » m’a permis de revoir et repenser mes assiettes. J’ai pris conscience que je mangeais sans le vouloir beaucoup trop de sucres, surtout dès le matin au petit déjeuner.

Et aussi que je ne mangeais pas assez d’oléagineux.

Ce régime m’a marqué à vie : aujourd’hui je mange mes yaourts bio (si possible locaux afin de conserver le plus de nutriments possibles) et surtout nature. Je suis INCAPABLE de manger un yaourt à la vanille ou au fruit je trouve cela bien trop sucré ! D’ailleurs, mon prochain projet est de réaliser mes yaourts moi même.

Les diabétiques savent ô combien le sucre est partout aujourd’hui dans notre alimentation, même là ou il ne devrait pas !

Finalement, mon conseil serait à tous, candidose ou non, de suivre un régime sans sucre. Car il nous ré-apprend le vrai goût des aliments et la richesse des aliments naturellement sans sucres. 

Pour résumé la partie régime :

1/ J’ai donc commencé par revoir la partie petit déjeuner : zéro fruits, zéro chocolat, évidemment plus aucun produits industriels qui sont bourrés de sucres cachés. A noter que pour ma part, cette partie du régime n’a pas été compliquée dans le sens ou je mange déjà très peu de produits industriels (j’ai toujours détesté les céréales par exemple). Et avec le régime limité en Fodmap que je suis déjà, j’ai l’habitude de manger sans lait (animal) et sans gluten (donc pas de pain, de brioche etc). En fait, le plus difficile pour moi a été de me passer de chocolat 🙂 Mais cette expérience fut intéressante et c’est avec plaisir sur j’ai découvert les oléagineux. Vous trouverez ici les petits déjeuner que j’avais l’habitude de me cuisiner. Et que je cuisine toujours régulièrement.

2/ Ensuite je me suis attaqué au « goûter ». Et oui, comme les enfants je prend toujours un goûter ! Pour faciliter le changement, j’ai calqué l’heure du goûter aux petits déjeuner (voir ci-dessus) en alternant les recettes pour ne pas me lasser.

3/ Pour les repas du soir et du midi, au début j’ai usé et abusé des galettes de sarrasin déclinées sous toutes ses formes ! Sinon c’était des œufs (plutôt à la coque) et des crudités vertes tels que concombre ou algues.  Attention : trop de crudités peuvent attaquer une muqueuse déjà fragile. Il faut donc savoir alterner ses repas. Pour ma part, c’est cette partie qui a été la plus difficile car j’ai du éviter la pomme de terre et le butternut (qui sont naturellement très sucrés) pendant un bon mois.

J’espère que cela vous donnera des idées de repas. Mais attention. Si c’était à refaire, je me ferais moi même accompagné par une nutritionniste pour éviter les carences …

Des compléments alimentaires

Après la candidose, et malgré les probiotiques, j’étais vraiment dans un sale état. En effet, cette expérience m’avait laissé des séquelles. Entre la colopathie fonctionnelle et la candidose, j’avais assimilé de moins en moins de nutriments et de vitamines, sans le savoir. Après une prise de sang (et une belle note de 200€ car beaucoup n’étaient pas remboursé par la sécurité sociale) avec mon homéopathe nous avons découvert une carence sévère :

  • En sélénium => pourtant indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde. Je commençais d’ailleurs à avoir les mêmes symptômes qu’Hashimoto.
  • En Zinc => d’où les problèmes de peau et l’acné.
  • En Cuivre => entraîne notamment une chute importante de cheveux.
  • En Manganèse. 

Mon homéopathe m’a donc complémenté en ce sens avec des produits de la marque La Royale et Lescuyer. Je ne rentre pas dans les détails car encore une fois, les compléments prescris et les doses dépendent de chaque patient 😉

Si c’était à refaire, mon conseil serait à toute personne désirant suivre un régime anti-candida :

1/ de se faire suivre par un professionnel en alimentation dans ce régime, afin d’éviter toute carence comme cela a été le cas pour moi 🙁

J’aurais du mieux m’entourer, en consultant un nutritionniste par exemple, afin d’éviter toute carence.

2/ à mi parcours, de faire une prise de sang pour voir si tout est bien ok (sachant que les carences citées ci-dessus ne sont jamais recherchées « naturellement » d’où leur coût. Mais mon homéopathe en a demandé l’analyse car il collait à mes symptômes).

Car les conséquences m’ont coûté cher, au sens propre (examens non remboursés, compléments alimentaires onéreux etc) qu’au sens figuré (des symptômes post régime qui n’étaient pas lié au candida albican lui même mais à des carences).

L’élaboration de recette sans sucre et limité en fodmap

=> Vous trouverez sous cet articles des idées* de petit déjeuner anti-candidose et low fodmap 😉

De façon générale, je vous invite à user et abuser de tous les anti-inflammatoires et anti-fongiques naturels :

  • L’extrait de pépin de pamplemousse,
  • Le thym,
  • Le curcuma,
  • La cannelle,
  • Le ginseng.

Attention : il en existe beaucoup d’autres comme l’ail. Mais ils ne sont alors pas recommandés aux colopathes.

Et ensuite ? Veiller … car nous ne sommes jamais totalement guérie d’une candidose dans le sens où nous avons un terrain favorable pour son développement. Il faut donc, à vie, penser ses assiettes de manière équilibrée, sans fodmap, et sans trop de sucre.

Colopathie : un terrain fertile à la candidose

Il faut bien comprendre qu’en tant que colopathe, nous avons un terrain très favorable au candida albican pour plusieurs raison …

Des muqueuses irritées et un état de fatigue

Plus que quiconque, le colopathe a part nature les muqueuses du système digestif déjà irritées. Même avec un régime limité en fodmap, le moindre écart, le stress, les antibiotiques font de notre système digestif un terrain de jeu formidable pour le candida albican.

Des produits bourrés de sucre, en autre

Les produits industriels commercialisés (même de grande marques marques !) « sans gluten  » ou « sans lactose » contiennent très peu de fibre et beaucoup de sucres et de de gras. De quoi complètement déstabiliser notre flore intestinale.

C’est pourquoi comme depuis toujours, je prône le « fait maison ». L’industriel pour un colopathe doit vraiment être occasionnel !

Et cela vaut pour tous types d’aliments. Les pains et viennoiseries industrielles bien sûr, mais aussi par exemple les pâtes (qui restent un aliment ultra-transformés) ou encore les soupes.

Diète et Indice Glycémique

Les colopathes  ont tendance à utiliser des farines avec un IG plus élevé que la moyenne : farine de mais, farine de pois chiche, farine de riz etc. Mais aussi à consommer des aliments naturellement plus sucrés : pomme de terre, riz etc. Du coup, ce terrain naturellement sucré favorise le développement du candida albican sans même qu’on s’en aperçoive 🙁

Vers qui se tourner ?

  • Comme vous l’avez compris, pour ma part c’est mon homéopathe et psychotherapeute qui m’a diagnostiqué. Cependant, elle est spécialisée dans « le viscéral » et les maladies digestives font partie de son quotidien au sein de sa clientèle. Mais elle reste homéopathe, elle m’a donc soigné avec probiotiques, régime et conseil. En cas d’anomalie, elle n’aurait pas pu faire davantage.
  • Naturopathe et nutritionnistes : par expérience, beaucoup ont rencontrés cette maladie et savent donc la détecter. Ces praticiens pourront vous renvoyer vers des spécialistes qui pourront prendre la suite quant au diagnostic. Ces derniers ont l’avantage de prendre le temps avec leurs patients. Les longs échanges sur les modes de vie, les régimes alimentaires etc leur permettent souvent de poser le bon diagnostique. Pensez à leur en parler !
  • Votre gastro-entéologue : certains sont formés à cette maladie et peuvent prescrirent une prise de sang (test dont je parle plus haut).
  • Votre dentiste : s’il connait la maladie, il est le premier a pouvoir reconnaître un muguet buccal par exemple, ce qui peut mettre la puce à l’oreille pour consulter ensuite un gastro-entérologue. L’état de la bouche reflète très souvent l’état de notre microbiote intestinal. Malheureusement, très peu de dentistes en tiennent compte et alerte le patient 🙁

Conclusion

Pour conclure, je dirais que même si j’ai accompli un bon bout de chemin pour lutter contre la candidose, je n’en suis pas guérie encore.  Je reste donc en veille, surveille mes assiettes et surtout ma vie au quotidien. Car comme pour la colopathie, vaincre la candidose c’est avant tout changer profondément ses habitudes. En médecine ayurvédique, la candidose est souvent reliée à un déséquilibre de Vata, l’élément lié au mouvement, à ce qui nous agite et nous stimule. Autant dire, qu’il y a de quoi vous livrer, peut-être, d’autres articles encore sur la candidose, tant le sujet est vaste.

Mes prochaines étapes

A peine après un an de diète j’allais beaucoup mieux : tellement que je suis donc tombée naturellement enceinte ! Ma lancée dans la lutte contre la candidose a donc été momentanément interrompue 😉

Le plus dur est derrière moi, mais je sais que j’ai encore beaucoup de travail pour retrouver une flore intestinale au top !

Je souhaite donc , tout en continuant de faire attention à mon alimentation, essayer la phytothérapie et l’aromathérapie pour venir à bout de l’ennemie candidose 😉 Si vous avez déjà tester ces disciplines pour lutter contre le candida albican, laissez moi votre retour d’expérience en commentaire 😉

Je compte bien également me pencher sur le régime GAPS dont apparemment les résultats sont formidables pour les patients atteints de dysbiose/candidose/SIBO.

Je vous donnerais des nouvelles lors de prochains articles sur ces aventures qui m’attendent …

Bibliographie

  • « En finir avec la candidose » de Eric Lorrain, psychothérapeute: comprendre son fonctionnement, la dépister, les traitements naturels. C’est en mon sens le livre le plus « complet » et récent sur le sujet. Il est en format poche, très pratique pour emporter et lire dans les transports etc.
  • Mon alimentation facile, 70 recettes anti candida de Alice Greetham. Il vient apporter quelques astuces et recettes, comparés aux ouvrages existants sur le sujet, c’est un vrai plus.  Il est uniquement centré sur le coté « alimentation ». En format poche, il est très rapide et facile à lire.
  • « Je me sens mal et je ne sais pas pourquoi, la candidose chronique une maladie méconnue » du Dr P. Gaston Besson. Bien que plus ancien que les titres précédents, il apporte un regard global sur la maladie. Pourquoi un terrain favorable, les symptômes, quelques remèdes naturels (marques comprises) etc. L’ouvrage est intéressant mais rien d’obligatoire.

Les amis blogueurs/instagrameurs

Au vert avec Lili : après plusieurs années de régime strict (SII et candidose), Alice vous livre (notamment) sa version holistique pour lutter contre la candidose. Des écrits plein de bons sens et bourrés de sagesse. Je vous invite vivement  à découvrir ses retours d’expérience.

Healthy Charly : Charlotte est une naturopathe investie. Ceux qui la suivent connaissent son expérience et ses bons conseils en la matière.

4 Commentaires

  • Camille

    18 mai 2020 at 20 h 15 min

    Bonjour,
    Merci à vous pour vos éclaircissements..
    Je me sens perdue et démunie les médecins mont très souvent dit à chaque symptôme essayez de moins stresser etc on ne se sent pas pris en considération cest assez dur..
    Il y a quelques mois on m’a remis lidee dune colopathie mais « tout va bien » pour les medecin jai tenter de poser des questions mais vite prise pr une psychopathe et pas prise au sérieux plus on pose de question..
    Ce sujet de la candidose m’interroge car je me sens concernée mais je ne sais pas à qui m’adresser pour être prise au sérieux et entendue..
    Tout les interdits alimentaires etc m’effraie et rien que l’exemple de me passer de chocolat m’inquiète émotionnellement si on m’enlève la nourriture et ces plaisir je ne m’imagine pas avoir la force.
    Merci bcp pour votre site en tout cas

    1. Eve Lefort

      24 mai 2020 at 15 h 17 min

      Bonjour et merci de me lire.
      Dans votre témoignage, je me retrouve tout à fait dans mes débuts de la maladie. Je vous rassure, après 9ans de maladie, j’en suis bien loin.
      1/ L’important est d’y aller petit à petit. N’essayez pas de révolutionner votre alimentation en deux jours. Si pour l’instant le chocolat vous rassure, alors gardez-le et évincez d’autres aliments beaucoup plus irritants : oignons, mangue, tomates etc. Pour info, je prépare justement un article sur « Par quoi remplacer le chocolat ».
      2/ Entourez-vous plutôt de thérapeutes en médecines parallèle plutôt que des médecins traditionnels : psychothérapeute, naturopathe, homéopathe, ostéopathe (certains sont spécialisés en médecine ventrale, la mienne me soulage beaucoup) etc. Ils ont plus de temps pour écouter et prennent en compte la dimension psychologique de la maladie.
      3/ Prenez le temps qu’il faut. C’est long, c’est vrai c’est frustrant. Mais la patience sera votre meilleur allié.
      4/ Pensez à prendre du temps pour vous c’est important, l’alimentation ne fait pas tout : yoga, peinture, musique, danse, promenade en forêt. Rien qu’un bon bain régulièrement permet de soulager.
      Notez que vous pouvez également me suivre sur Instagram, j’y donne régulièrement des astuces alimentaires et autres 😉
      Bonne continuation et accorchez-vous !
      Plume

  • Anna

    28 septembre 2020 at 21 h 01 min

    Bonjour,
    Merci pour votre témoignage avec lequel je retrouve de nombreuses similitudes. Pour moi, ça a été un parcours du combattant de 2 ans pour poser un diagnostic.
    De là, je suis allée consulter une naturopathe pour mettre en place un plan d’attaque. Aujourd’hui, plusieurs mois après le début du traitement, ça va beaucoup mieux! Transit normal (whaouw), moins d’acné, moins de fatigue, plus du tout de brouillard mental et presque plus de SPM… Bref je revis !
    Une seule chose me chiffonne, depuis quelques mois je perds bien plus de cheveux qu’avant et cela m’inquiète. Comme ce régime est très drastique, je me demande si il n’y a pas un souci de carences. Je mange très sain forcément(légumes, céréales sans gluten, très peu de sucres) mais il y a eu et il y a encore beaucoup de privations. En plus, je ne suis pas très viande (mais je mange beaucoup de poisson) et j’ai rayé les lentilles/tofu etc.
    Vous parliez également de chutes de cheveux, votre problème est-il résolu ? C’est inquiétant quand les cheveux tombent plus que la normale. Voilà pour un retour d’expérience à ce sujet. Merci beaucoup !

    1. Eve Lefort

      29 septembre 2020 at 13 h 08 min

      Bonjour, alors j’avoue que depuis petite j’ai une sacrée tignasse et j’ai toujours beaucoup perdu de cheveux. Donc malheureusement je ne pense pas pouvoir vous aider sur ce point 🙁

      Mais c’est vrai que perte anormale de cheveux rime souvent avec carences et/ou pb hormonal. Personnellement j’ai payé à mes frais de grosses analyses pour avoir un point de vue global (car ce qui est pris en charge par la sécu c’est ridicule juste quelques vitamines, même pas les oligo-éléments…). Et j’ai bien fais car j’avais 4 grosses carences (dont iode et sélénium qui participe à une bonne tenue des cheveux). Donc très sincèrement je vous invite à faire quelques analyses également 😉 Comme dit le dicton, mieux vaut prévenir que guérir.

      Ah et au fait, à part la viande il y a bien sûr les œufs. Comme je dis toujours les œufs c’est la vie lol. Et sinon le fer se retrouve aussi dans le végétal (votre naturopathe vous aidera sûrement sur le sujet).

      Bonne continuation et donnez moi de vos nouvelles. Eve

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